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Liste de restaurants dans Google Sheets : le modèle gratuit

Mis à jour le 25 septembre 2026 · par l’équipe Crumble

Une liste de restaurants organisée en dossiers dans l’application Crumble
La même liste, mais c’est autre chose qui fait le tri.

Pour tenir une liste de restaurants dans Google Sheets, donnez une ligne à chaque adresse avec onze colonnes (date, adresse, ville, quartier, cuisine, plat, note, prix, statut, « on y retourne ? » et notes), des listes déroulantes sur ville, cuisine et statut, et quatre formules sur un onglet de synthèse. Le modèle complet est ci-dessous et gratuit, et il est pensé pour ceux qui notent leurs propres restaurants, testés ou à tester, pas pour les restaurateurs qui suivent leur chiffre d’affaires.

Ouvrir un tableur est le bon réflexe. Suivre ses restaurants dans Google Sheets ne coûte rien, s’ouvre sur tous vos appareils, s’exporte en CSV pour toujours et fait exactement ce que vous lui dites : ce que peu d’applications peuvent prétendre. Vous voulez une colonne pour qui vous a recommandé l’adresse, le prix exact du menu, ou si la terrasse était au soleil ? Personne ne vous en empêchera.

Voici donc le modèle, complet et gratuit : les colonnes qui méritent leur place, quatre formules qui transforment une liste en quelque chose d’interrogeable, et deux réglages qui l’empêchent de pourrir à la quarantième ligne. Puis la partie honnête : le moment précis où le tableur cesse d’être la bonne forme, et ce n’est pas celui que la plupart des articles annoncent. Si vous voulez d’abord trancher la question de fond, notre guide sur comment garder trace des restaurants traite de la méthode avant l’outil, et la version Notion de ce montage a sa propre page.

Quelles colonnes mettre dans une liste de restaurants ?

Presque tous les tableurs de restaurants meurent de la même façon : dix-neuf colonnes le premier jour, si bien que noter un dîner ressemble à une note de frais, et en février l’habitude a disparu. Ci-dessous, la version élaguée. Chaque colonne existe parce que vous poserez vraiment la question plus tard : où était ce ramen déjà ?, qu’avait-on pris ?, on y retourne ?

ColonneFormatPourquoi elle compte
A : DateFormat date, pas texteTout ce qui se trie utilement ensuite dépend d’une vraie valeur de date ici.
B : AdresseLe nom tel que vous le chercheriezNi la rue ni la succursale ici : c’est le rôle de la colonne C.
C : VilleListe déroulanteEn texte libre, Paris, paris et PARIS deviennent trois villes et toutes les formules plus bas comptent faux en silence.
D : QuartierArrondissement ou quartierCe qu’un tableur offre de plus proche d’une carte ; la colonne que vous filtrerez le plus si vous mangez surtout dans une seule ville.
E : CuisineListe déroulante, dix à quinze entrées« Japonais » vaut mieux que d’entretenir Ramen, Sushi et Izakaya séparément sans jamais filtrer dessus.
F : PlatTexte courtLa colonne la plus précieuse, et celle que tout le monde omet : « les brochettes d’agneau oui, les raviolis non » vaut plus que n’importe quelle note.
G : NoteNombre, 0–5, une décimaleChoisissez l’échelle le premier jour et n’en changez jamais : trois ans de 1–10 et un an de 1–5 ne se trient plus.
H : PrixNumérique, format monnaieCe que cela a réellement coûté par personne, sans symbole € dans la cellule pour que ça reste calculable.
I : StatutListe déroulante : Fait / À faireÀ la fois votre archive et votre liste d’envies ; c’est ce qui fait tenir l’ensemble.
J : On y retourne ?Case à cocherD’une simplicité brutale, et votre filtre le plus rapide pour « on va où ce soir ? ».
K : NotesTexte libreAvec qui vous y étiez, s’il faut réserver, le fait que seule la terrasse vaille le détour.

Onze colonnes, dont quatre seulement (date, adresse, ville, statut) doivent être remplies pour que la feuille reste cohérente. Ce rapport est tout le principe. Une liste que vous remplissez à moitié reste une liste ; une liste que vous ne remplissez pas est un onglet que vous n’ouvrez jamais.

Quatre formules qui transforment la liste en outil

Une liste qu’on fait défiler n’est pas un suivi. Ces quatre formules font la différence, et ensemble elles prennent cinq minutes. Mettez-les sur un second onglet nommé Synthèse, pour qu’elles ne se disputent pas la place avec vos données.

1. Votre moyenne pour une adresse où vous êtes retourné. Dans une colonne libre à côté de la ligne :

=AVERAGE(FILTER($G$2:$G; $B$2:$B=B2))

2. La longueur réelle de votre liste d’envies. Le chiffre qui décide s’il faut sortir plus ou enregistrer moins :

=COUNTIF($I$2:$I; "À faire")

3. Toutes les villes où vous avez mangé, dédoublonnées et triées. C’est votre page de passeport, et elle se met à jour toute seule :

=SORT(UNIQUE(FILTER($C$2:$C; $C$2:$C<>"")))

4. Votre vrai top dix, les meilleures d’abord, la liste d’envies exclue pour que les adresses non visitées ne puissent pas se classer :

=SORT(FILTER($B$2:$G; $I$2:$I="Fait"); 6; FALSE)

Et une dernière qui vaut ses trente secondes, parce que c’est la seule chose qui rapproche un tableur de l’utilisable quand vous êtes debout dans une rue. Elle construit un lien Maps fonctionnel à partir du nom et de la ville que vous avez déjà saisis :

=HYPERLINK("https://www.google.com/maps/search/?api=1&query="&ENCODEURL(B2&" "&C2); "carte")

Attention à la langue de vos formules. Google Sheets affiche les noms de fonctions dans la langue de votre compte Google : chez vous, AVERAGE s’appelle probablement MOYENNE et COUNTIF s’appelle NB.SI. En français, le séparateur est en outre un point-virgule et non une virgule, comme écrit ci-dessus. Deux choses règlent complètement le problème : une formule déjà enregistrée dans une feuille est indépendante de la langue (elle continue de fonctionner quels que soient celui qui l’ouvre et sa langue) et si vous tapez les premières lettres, la liste de suggestions insère pour vous le nom français correct.

Deux réglages contre le pourrissement

Les formules sont la partie amusante ; ces deux réglages sont la raison pour laquelle la feuille tiendra encore dans un an. Moins d’une minute chacun.

  1. Validation des données sur C, E et I. Sélectionnez la colonne, puis Données → Validation des données → Liste déroulante. Ce sont les trente secondes les plus rentables de tout le montage. Les catégories en texte libre se dégradent (toujours, sans exception) et chaque formule ci-dessus renvoie alors un résultat faux en silence. Une liste déroulante rend la mauvaise saisie impossible au lieu de vous demander d’être vigilant pour toujours.
  2. Une échelle de couleurs sur G. Format → Mise en forme conditionnelle → Échelle de couleurs, du rouge au vert de 0 à 5. Cela paraît cosmétique. Ça ne l’est pas : c’est la seule chose, dans un tableur, qui vous fasse retrouver vos bonnes adresses en regardant plutôt qu’en triant, et regarder est ce que vous faites réellement.

Figez ensuite la ligne 1 (Affichage → Figer → 1 ligne) et activez un filtre (Données → Créer un filtre). Trente secondes, et cela décide si la feuille est utilisable sur un téléphone ou seulement à un bureau, et comme vous mangez au restaurant et non à un bureau, cela décide du sort de l’ensemble.

Qu’est-ce qu’un tableur fait vraiment mieux qu’une appli ?

Beaucoup d’articles de ce format sont une publicité déguisée. Alors soyons directs : il y a des points sur lesquels la feuille gagne franchement, et ils ne sont pas mineurs.

  • Elle vous appartient entièrement. Téléchargez en CSV, gardez-la pour toujours, ouvrez-la avec ce que vous voulez. Aucune application ne peut fermer, être rachetée ou augmenter ses prix sous ce fichier. C’est une vraie forme de sécurité, et la plupart des applications de suivi ne peuvent pas l’offrir.
  • N’importe quelle colonne imaginable. Accord mets-vins, allergènes, stationnement, si l’enfant a survécu au repas. Une application vous donne les champs auxquels ses concepteurs ont pensé. Un tableur vous donne ceux auxquels vous avez pensé.
  • C’est gratuit, et c’est déjà là. Pas de nouveau compte, pas d’abonnement, pas d’icône de plus sur un écran d’accueil déjà saturé.
  • Elle calcule ce qu’aucune application ne calculera pour vous. Dépense moyenne par personne et par ville, total dépensé au restaurant cette année, la dérive de vos notes dans le temps : chaque fois une formule. Si vous aimez les chiffres, c’est réellement le meilleur outil.

Pourquoi un tableur de restaurants finit-il abandonné ?

Le reproche habituel fait aux tableurs est qu’ils sont laids ou pénibles. Ce n’est pas le vrai problème. Le vrai problème, c’est que le moment de la saisie ne correspond pas au moment de la consultation.

  • La saisie tombe au pire moment possible. Vous êtes à table, sur un téléphone, avec un clavier qui recouvre la moitié d’une grille conçue pour une souris. Taper onze cellules sur un téléphone, les gens le font deux fois, puis plus jamais. C’est là que ça casse, et tout le reste en découle.
  • Il n’y a pas de carte, et la question est toujours spatiale. « Qu’est-ce qu’on a aimé par ici ? » est la question que vous posez vraiment, et un tableur ne peut fondamentalement pas y répondre. L’astuce HYPERLINK ci-dessus vous donne une adresse à la fois ; elle ne vous montre pas les six entre lesquelles vous vous trouvez.
  • Les photos n’y entrent pas. Vous pouvez glisser une image dans une cellule, mais après quarante le fichier rame et l’application mobile décroche. La seule chose que vous aurez à coup sûr de chaque repas est précisément ce que ce format gère le plus mal.
  • Personne d’autre n’est dedans. Partagez la feuille et vos amis peuvent modifier vos données ; ce n’est pas la même chose que voir où vos amis sont allés. Un tableur partagé est un document à plusieurs éditeurs, pas une mémoire commune.
  • Rien ne retire une ligne quand vous y êtes allé. La liste d’envies et l’archive partagent une colonne : le jour où vous mangez enfin dans l’adresse enregistrée il y a dix-huit mois, il faut penser à revenir modifier une cellule. Personne ne le fait. La liste cesse donc peu à peu d’être vraie, et c’est la mort silencieuse de ces feuilles.
Transparence : ce guide est publié par Crumble, l’application évoquée ci-dessous. Le modèle Google Sheets ci-dessus est complet et utilisable tel quel : rien n’a été retenu pour faire briller l’application.

Le test honnête

Construisez-la. Cela prend une demi-heure et cette page vous a donné tout le nécessaire. Puis regardez en mars : la remplissez-vous encore ?

Pour un nombre non négligeable de gens la réponse est oui, et ceux-là doivent rester exactement où ils sont : rien de ce qui suit n’est une amélioration pour eux. Pour la plupart, la réponse est que la dernière ligne date de six semaines, et la raison est toujours la même : sur le moment, la saisie a coûté plus que le souvenir ne valait.

Si c’est votre cas, ce que vous voulez n’est pas un meilleur tableur. C’est le même modèle de données sans le coût de saisie (une adresse, une note, un plat, un statut) où ajouter une entrée prend quinze secondes sur un téléphone, où la carte se dessine seule, où la liste d’envies se vide dès que vous notez l’adresse, et où vos amis sont présents. C’est ce que fait une vraie liste d’envies et que la colonne I ne peut pas faire, et c’est la différence entre une liste que vous entretenez et une liste qui s’entretient seule.

Crumble est gratuit, exporte ce que vous y mettez et note sur la même échelle 0–5 que celle prévue pour la colonne G. Si vous voulez d’abord la comparaison, notre panorama des meilleures applications pour suivre ses restaurants en est la version équitable, et si votre autre système est un tas d’épingles, lisez les alternatives aux listes Google Maps.

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Questions fréquentes

Comment créer un suivi de restaurants dans Google Sheets ?

Onze colonnes : date, adresse, ville, quartier, cuisine, plat, note, prix, statut (Fait / À faire), une case à cocher « on y retourne ? » et des notes. Mettez des listes déroulantes sur ville, cuisine et statut pour que les catégories ne dérivent pas, ajoutez une échelle de couleurs sur la note, figez la ligne d’en-tête et activez un filtre. Puis quatre formules sur un onglet Synthèse : AVERAGE avec FILTER pour les visites répétées, COUNTIF pour la longueur de votre liste d’envies, SORT avec UNIQUE pour les villes où vous avez mangé, et un FILTER trié pour votre top dix. Une demi-heure en tout.

Existe-t-il un modèle gratuit de restaurants pour Google Sheets ?

Toute la structure est dans ce guide et ne coûte rien : colonnes, formules et réglages. Il existe tout un marché de modèles payants autour exactement de ce montage, et il existe parce que la demande est réelle, pas parce que la structure est difficile. Tout ce qu’un modèle payant ajoute par-dessus ces onze colonnes est de la décoration.

Tableur ou application pour suivre ses restaurants ?

Le tableur si vous voulez la maîtrise totale des champs, calculer sur tout votre historique et posséder un fichier exportable à vie. Une application si c’est la saisie qui vous arrête : enregistrer un repas sur un téléphone, à table, est le point de rupture des tableurs, et tout le reste en découle. Le test honnête est de savoir si vous remplissez encore la feuille trois mois après l’avoir construite.

Peut-on ajouter une carte à un suivi de restaurants Google Sheets ?

Pas vraiment. Le plus proche est une formule HYPERLINK qui construit une recherche Google Maps à partir des colonnes nom et ville, ce qui donne un lien cliquable par ligne. Cela répond à « où est celle-ci », mais pas à « qu’a-t-on aimé par ici », et c’est la seconde question que vous posez debout dans une rue.

Comment partager une liste de restaurants Google Sheets avec des amis ?

Avec le bouton Partager, en choisissant entre lecteur et éditeur. Un lien en lecture seule permet à vos amis de parcourir et filtrer la liste sans la modifier. Les droits d’édition leur permettent d’ajouter des adresses, c’est ainsi que les couples et les groupes tiennent une liste commune, mais chacun peut alors modifier ou supprimer vos lignes : jetez un œil à l’historique des versions de temps en temps.

Ce modèle est-il destiné aux restaurateurs ?

Non. La plupart des modèles « restaurant » pour Google Sheets sont des outils de gestion : ventes, stocks, plannings. Celui-ci est pour les clients : un relevé personnel des adresses où vous avez mangé et de celles que vous voulez tester, avec votre propre note et le plat qui vaut le détour.

Pourquoi les tableurs de restaurants finissent-ils abandonnés ?

Parce que la saisie a lieu au pire moment possible (à table, sur un téléphone, dans une grille conçue pour une souris) alors que la consultation a lieu des semaines plus tard ailleurs. Taper onze cellules sur un téléphone, la plupart des gens le font deux fois. La seconde raison : rien ne retire une ligne quand vous y êtes allé, la liste d’envies et l’archive partageant une seule colonne, si bien que la liste cesse peu à peu d’être vraie.

Commencez votre liste de restaurants aujourd’hui

Gardez la feuille si elle vous convient. Si c’est la saisie qui coince, Crumble est gratuit, fonctionne dans le navigateur que vous avez déjà, et transforme la même adresse, le même plat, la même note et le même statut en une carte que vos amis peuvent voir. Pour une liste à deux, voir aussi la liste de restaurants en couple.

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